Energie

Définition
En physique, « l’efficacité énergétique » désigne le rapport entre l’énergie utile produite par un système et l’énergie totale consommée pour le faire fonctionner.
Cette notion est souvent interprétée dans un sens plus large pour désigner les technologies et pratiques permettant de diminuer la consommation d’énergie tout en maintenant un niveau de performance finale équivalent. Nous utiliserons ici cette deuxième définition de l’efficacité énergétique, dont l’objectif est de « faire mieux avec moins ».
Dans l’Union européenne, le secteur du bâtiment est le premier consommateur d’énergie. En 2008, il absorbe 40% de la consommation totale d’énergie finale et rejette 36% des émissions de CO2. En France, il absorbe près de 44% de la consommation totale d’énergie finale en 2011, soit 69 Mtep. Sa consommation a progressé au niveau national de près de 25% au cours des 20 dernières années.
L’amélioration de l’efficacité énergétique dans le secteur des bâtiments constitue donc un axe de progrès prioritaire. Elle est notamment soutenue par les politiques publiques.
Fonctionnement technique
Parmi les solutions d’amélioration de l’efficacité énergétique, il est d’usage de distinguer les solutions dites « passives » qui consistent à réduire la consommation d’énergie des équipements et des matériaux grâce à une meilleure performance intrinsèque et les solutions dites « actives » visant à optimiser les flux et les ressources.
Les solutions « passives »
Elles consistent à accroître les qualités intrinsèques d’un bâtiment afin d’optimiser l’utilisation des énergies qui lui sont fournies.
L’architecture
De nombreux paramètres peuvent être pris en compte lors de la construction d’un bâtiment, par exemple :
- son orientation et sa capacité à profiter de l’énergie lumineuse, à capter et à se protéger de l’énergie solaire (architecture bioclimatique, matériaux de surface) ;
- une isolation thermique renforcée, par exemple grâce à des faux plafonds empêchant le recours à l’inertie thermique, des matériaux comme la laine minérale ou le chanvre, des doubles vitrages à isolation renforcée ou fenêtres pariéto-dynamiques (qui permettent à l’air provenant de l’extérieur de se réchauffer en circulant entre deux vitrages dont l’un peut être double). L’isolation thermique par l’extérieur (« manteau isolant », par exemple à l’aide de briques de polystyrène expansé ou extrudé) permet de diminuer les pertes thermiques de la paroi jusqu’à 80% ;
- une meilleure étanchéité générale du bâti à l’air (air parasite notamment dû aux liaisons façades-planchers surtout entre les façades et les menuiseries ou aux passages des équipements électriques). L’installation de boîtiers d’encastrement étanches et d’obturateurs peut réduire de plus de 90% les fuites d’air (jusqu’à 15 kWh/m2/an d’économie) selon le type d’isolation du bâti ;
- des systèmes de ventilation plus performants. Les ventilations mécaniques contrôlées à double flux permettent de réduire les pertes d’énergie jusqu’à 70% par rapport à des ventilations classiques à simple flux (mais elles restent bien plus coûteuses à installer).
Le système de chauffage
Le poste chauffage absorbe environ 2/3 de l’énergie totale consommée dans le résidentiel en France pour des bâtiments anciens. Des systèmes plus performants sont développés :
- les chaudières à condensation (récupération d’énergie en condensant la vapeur d’eau des combustibles et taux plus faible de rejets polluants) et basse température (fonctionnant avec de l’eau variant entre 30 et 75°C) consomment 12 à 20% d’énergie en moins que les installations classiques au fioul ;
- des systèmes de chauffage à base d’énergies renouvelables (pompe à chaleur ou systèmes solaires) peuvent également être installés. Différents types de chauffages biomasse utilisant le bois comme combustible présentent des hauts rendements (jusque 95%) ;
- les chaudières à cogénération permettant de produire de l’énergie électrique en même temps que de l’énergie thermique. Elles peuvent générer des économies en énergie primaire d’environ 20% mais leur rendement électrique est faible et répond mal aux besoins.
En 2010, plus de 40 % des économies d’énergie sont réalisées grâce à l’installation de systèmes de chauffage peu consommateurs en énergie et 13% grâce aux travaux d’isolation (principalement en raison du manque de travaux d’isolation de parois opaques mais un potentiel important existe à ce poste).
L’équipement électrique
L’éclairage et l’électroménager absorbent 15% de l’énergie consommée dans le résidentiel. Des lampes à économie d’énergie (fluorescentes ou leds) permettent de réaliser une économie d’énergie supérieure à 50% par rapport à des lampes à incandescence (en revanche, elles ne créent pas de chaleur comme ces lampes à incandescence). L’électroménager disponible en 2011 consomme près de 40% moins d’électricité en moyenne que les appareils commercialisés en 2000. La consommation électrique des réfrigérateurs et des congélateurs a été divisée par 3 entre 1999 et 2009, notamment grâce à une meilleure circulation du froid et à des compresseurs plus performants.
Les solutions « actives »
Elles visent à utiliser l’énergie « juste nécessaire » par une gestion active des équipements.
Les systèmes technologiques « intelligents »
Les systèmes dits intelligents permettent de mesurer, de contrôler et de réguler la consommation électrique des bâtiments (capteurs de température, de présence pour l’éclairage, d’émissions de CO2 pour la ventilation, etc.) et d’éviter ainsi les consommations inutiles.
Des systèmes de chauffage électrique intelligents intègrent par exemple un système de régulation électronique détectant l’ouverture de fenêtres (économie d’énergie de 4% à ce poste) ou les présences dans l’habitat (gain potentiel de 12% à ce poste). Ces solutions intelligentes pourraient réduire de 10 à 20% la consommation d’énergie globale d’un immeuble.
Note importante : Ces articles proposés sont tirés de plusieurs sources sur internet et donnés à titre indicatif. Les éléments donnés, dans l’ensemble, respectent les règles internationales de l’art de la construction, mais sont pour la plupart, calqués sur le modèle européen.
De légères différences peuvent apparaître en fonction des pays. Pour le cas particulier du Cameroun, veuillez-vous référer aux textes suivants :
- Loi N° 2004-003 du 21 avril.2004 régissant l’urbanisme au Cameroun ;
- Décret 2008 N° 0737 / PM DU 23 AVRIL 2008 fixant les règles de sécurité, d’hygiène et d’assainissement en matière de construction.